Vue des Champs-Élysées depuis le Sacré-Cœur le 16 mars 2019.

Gaz Lacrymogène – Les Dangers du Maintien de l’Ordre à la Française

Les manifestations pacifiques ou non-déclarées sont souvent contrôlées et dispersées par l’usage de gaz lacrymogène (chlorobenzylidène malonitrile). Cette forme de « maintien de l’ordre » s’apparente à de la répression non seulement pour les manifestants/tes mais malheureusement aussi pour les non-manifestants/tes.

Même lorsque les tirs « en cloche » sont respectées, et ce n’est pas toujours le cas, les palets lacrymogènes provoquent bien souvent des brûlures et des contusions lors de leur retombées au sol ; ils tuent également. Mme Redouane en est décédée le 2 décembre 2018 à Marseille.

A ces blessures s’ajoutent les incendies et dégâts provoquées par les tirs aveugles de ces palets ainsi que le Fouquet’s, monument historique Français, mais encore une péniche et plusieurs voitures sans compter les innombrables toitures ont été incendiées par l’emploi de cette arme.

Le restaurant le Fouquet’s brûle sur les Champs Elysées samedi lors de l’acte XVIII des gilets jaunes.

Cette arme employées pour terroriser comme pour disperser ne cible pas que les manifestants/tes car les nuages de gaz se déplacent aux grès des vents sans discernement des victimes.

Ainsi de jeunes enfants ont été gazés dans un bac à sable proche du Champs de Mars le samedi 13 avril sans pouvoir en sortir, mais également en pleine fête foraine comme ici à Nantes le 6 avril 2019 :

Une fête forraine noyée sous les gazs lacrymogènes à Nantes lors de l’Acte 21 des Gilets Jaunes

Ou encore dans ce manège et sur toute l’esplanade devant le Sacré-Cœur, à Paris le 20 juillet 2019 :

Un magène d’enfants touché par les gazs lacrymogènes à Paris lors de l’Acte 36 des Gilets Jaunes

Il faut bien comprendre que le gaz lacrymogène est mortel, ayant déjà provoqué des morts, les forces du désordre le savent mais n’hésitent pas à « gazer » les populations, y compris les plus fragiles et ce sans aucun ménagement.

L’état sait tout aussi bien qu’il viole trois principes essentiels du droit international humanitaire: « l’utilisation d’armes de nature à causer des souffrances inutiles ou excessives est interdite; les armes qui frappent sans discrimination et l’utilisation aveugle des armes sont interdites; les armes qui violent les préceptes de la morale publique devraient être interdites. »

Cette arme ne fera jamais la distinction entre un manifestant et un passant

S’il est particulièrement inacceptable qu’une femme, un enfant, un passant, (tout comme n’importe quel manifestant/tes d’ailleurs) ; subissent les souffrances provoquées par ce toxique; alors exigeons l’interdiction d’utilisation de ce gaz. Car cette arme, aussi « intelligente » soit-elle, ne fera jamais la distinction entre un manifestant et un passant ; donc exigeons l’interdiction de son utilisation.

Dans le pays qui se gargarise d’être le berceau des droits de l’Homme, nous assistons, chaque semaine au gazage de manifestants/tes pacifiques mais également de passants, de citoyens tranquillement chez eux ayant eu le malheur d’avoir laissé leur fenêtre ouverte, de trouble respiratoires sévères d’asthmatiques ou de crise de panique chez de jeunes enfants.

Pourtant l’utilisation des gaz lacrymogènes a été interdite en temps de guerre par la Convention internationale sur les armes chimiques de Genève, en 1993. Malgré son exclusion des conflits militaires, cette arme reste anormalement autorisée contre les manifestants civils, pour mater des conflits intérieurs, en situation de troubles sociaux. En France, en avril 2015, le Défenseur des droits relevait dans un rapport que « la police allemande n’utilise pas de gaz lacrymogène, considérant que des personnes non agressives ou non violentes pourraient en subir les effets indûment ».

Assez de ces agressions gratuites, assez de cette répression aveugle, honte aux forces du désordre !


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