Bilan des Victimes de l’Acte 43 des Gilets Jaunes (7 Septembre)

Le bilan ci-dessous fait compte des victimes prises en charge par les différentes équipes de street-médics et secouristes volontaires en lien avec la Coordination lors de l’Acte 41 des Gilets Jaunes le Samedi 7 Septembre 2019.

Ce bilan n’est pas exhaustif. Il ne comprend que les prises en charge non-superficielles réalisées par les équipes de la Coordination et ne comptabilise pas l’ensemble des victimes prises en charges par d’autres équipes de street-médics, décontaminées des gaz ou non pris en charge. Le bilan qui suit ne peut donc pas et ne doit pas être considéré comme exhaustif ou représentatif de la totalité des victimes.
Ce bilan est provisoire (version 1.0 du 03/11/2019) et sera mis à jour au fur et à mesure que de nouveaux bilans d’interventions seront reçus.

Synthèse

La Coordination recense actuellement 24 victimes prises en charge, dont 2 traumatismes à la tête, 1 évacuation vers les urgences.

Parmi ces victimes on dénombre au moins​:

A partir des bilans communiqués, ​nous estimons que au moins 145 personnes ont été décontaminées par les médics des gaz lacrymogènes​, et soulagées grâce aux sérums physiologique et aux pulvérisations de solutions décontaminantes. Ce chiffre ne représente en rien le nombre réel de victimes atteintes et incapacitées par les gaz.

Observations

Les membres de la Coordination dénoncent collectivement les vols, violences, et arrestations arbitraires envers les street-médics et secouristes volontaires qui sont des entraves au secours à personne. Depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes, de nombreuses équipes ont signalé ​des oppositions directes au soin de victimes blessées par les forces de l’ordre, ce qui contrevient à l’obligation d’assistance à personne en danger.

Le 7 septembre 2019 à 16h40 sur l’Avenue Kléber, alors qu’ils assuraient la protection d’une manifestation en départ du Trocadéro, huit street-médics ont été interpellés (avec trois manifestants, un journaliste et un simple passant) par la BRAV. Ils ont été placés en garde à vue, sans qu’un motif leur soit communiqué, dans les commissariats des 17ème et 8ème arrondissement. Selon leur témoignage, des policiers du commissariat ont alors choisi devant eux un motif de garde à vue à posteriori (pour remplacer celui inscrit au moment de l’interpellation qu’ils ne jugeaient pas valable) alors qu’ils n’ont pas assistés à l’interpellation et en admettant ouvertement ne pas en connaître la raison. Les street-médics ont été relâchés après 5h de privation de liberté, après que l’officier de police judiciaire constate l’invalidité de leur motif de garde à vue.

Les arrestations et garde à vue arbitraires de street-médics, journalistes et manifestants sont devenus courantes et sont observées par les équipes de la Coordination dans la plupart des manifestation. Ils sont une atteinte directe aux libertés fondamentales et marquent l’aggravation continue de la restriction par l’État de la liberté de manifestation et de la liberté de la presse.

La Coordination rappelle que entraver l’action des street-médics, secouristes volontaires et autres primo-intervenants agissant au coeur des manifestations ou les priver de leur équipement de protection met directement de nombreuses personnes en danger.

Transmettre le bilan de mon équipe

Si vous êtes une équipe de street-médics, secouristes volontaires ou autre primo-intervenant qui portez secours aux victimes dans le cadre de manifestations, nous vous encourageons à nous transmettre le bilan de vos interventions afin que nous puissions les intégrer au compte-rendu ci-dessous. Voyez la page Vous êtes secouristes volontaires.

Bilan des victimes


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