Le gaz lacrymogène, ses effets et comment s’en protéger

Les gaz lacrymogènes sont souvent considérés à tort comme une blessure secondaire, voire infime. Pourtant ses effets nocifs sont réels, ne seront pas les mêmes à plus ou moins long terme, et peuvent différer que vous soyez un homme ou une femme.

Les gaz lacrymogènes ne tiennent pas compte de votre état de santé. Si vous êtes insuffisant respiratoire chronique (BPCO) ou tout simplement asthmatique, une simple exposition peut avoir de sérieuses conséquences et entraîner des détresses respiratoires graves. Les populations dites à risque sont également particulièrement vulnérables face aux effets des gaz lacrymogènes, comme les personnes âgées et les enfants en bas âge.

Symptômes

Pour les personnes en bonne santé et à faible dose, voici les effets à court terme sur la santé :

  • Problèmes respiratoires, irritation des voies respiratoires
  • Irritation des voies lacrymales et des yeux
  • Nausées et vomissements
  • Spasmes
  • Douleurs thoraciques
  • Dermatite et allergie

A moyen et long terme, les symptômes suivants peuvent apparaître :

  • Fortes migraines
  • Diarrhées
  • Maux de ventre

S’ajoutent également des effets nocifs concernant spécifiquement les femmes :

  • Menstruation déclenchée en avance
  • Syndrome pré-menstruel déclenché à l’avance
  • Douleurs au vagin et/ou à l’utérus juste après exposition
  • Saignements vaginaux accentués (lors des menstruations)
  • Saignements vaginaux impromptus
  • Douleurs au niveau des glandes mammaires

Note aux personnes souffrant déjà de problèmes respiratoires: Vous pouvez constater les symptômes évoqués plus haut, parfois plus intenses. N’utilisez jamais votre bronchodilatateur/ventoline en zone de diffusion de gaz lacrymogène sous peine d’accentuer l’ensemble des effets nocifs. Éloignez-vous de la zone de plusieurs centaine de mètres et assurez-vous que vos vêtements ne sont pas couverts de gaz lacrymogène avant d’utiliser votre traitement.

A ce jour nous n’avons pas d’informations sur les risques supplémentaires encourus par les personnes souffrant de pathologie cardiaque.
Dans tous les cas, si les symptômes persistent et/ou s’aggravent, consultez votre médecin au plus vite.

Premiers gestes après une exposition légère

Après une exposition légère aux gaz lacrymogènes, voici les gestes que vous pouvez réaliser pour calmer les symptômes:

  • Se nettoyer les yeux au sérum physiologique. Vous en trouverez en pharmacie par boite de 30 pour moins de 5 €. Appliquez le sérum abondamment de l’intérieur des yeux vers l’extérieur, en penchant à la tête. L’objectif est d’évacuer les particules lacrymogènes.
  • Se pulvériser un mélange à base de maalox (75% d’eau, 25% de maalox en dosette) sur le visage pour calmer les brûlures au visage. Vous pouvez également vous rincer la bouche avec, mais sans l’avaler. Ne jamais pulvériser dans les yeux. Le coca-cola peut également être utilisé pour nettoyer le visage.

Après une exposition sévère au gaz lacrymogène, vous pouvez vous retrouver aveuglés et coincés dans les nuages de gaz. N’hésitez pas à crier à l’aide pour que l’on vienne vous escorter en dehors des gaz.

Se prémunir des gaz lacrymogène

Bien que la loi anti-manifestation votée par le gouvernement puisse bientôt entrer en vigueur, nous invitons l’ensemble des manifestants à se prémunir des effets nocifs du gaz lacrymogène grâce à ces quelques conseils.

  • Les lunettes de piscine vous protégeront efficacement des irritations et brûlures oculaires, à condition de les mettre suffisamment vite une fois les palets de lacrymogènes lancés dans votre direction.
  • Les masques en papier type FFP3 vous protégeront plus ou moins les voies respiratoires. Nous attirons votre attention sur l’inutilité des masques FFP1 et FFP2 qui ne filtrent aucune particules fines. A défaut, un tissu imbibé de jus de citron vous soulagera un peu après une exposition modérée.
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